Avec Bastiat, apprendre à regarder ce qu’on ne voit pas

Partager
Avec Bastiat, apprendre à regarder ce qu’on ne voit pas

Fiche de lecture illustrative pour la maquette.

Une décision produit des effets immédiatement visibles. Elle peut aussi empêcher d’autres possibilités de se réaliser. Dans son essai Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, Frédéric Bastiat invite à tenir compte de ces conséquences moins apparentes.

Cette invitation constitue un bon point de départ pour discuter du coût d’opportunité.

Une dépense, plusieurs possibilités

Supposons qu’un club étudiant dispose d’un budget limité. Il peut organiser une grande conférence, acheter des livres ou financer plusieurs petites rencontres.

S’il choisit la conférence, les participants et les échanges seront visibles. Les rencontres qui n’auront pas lieu le seront moins. Pourtant, elles font partie de l’évaluation du choix.

Cela ne signifie pas que la conférence serait une mauvaise décision. Il faut la comparer à ce qui aurait pu être fait avec les mêmes ressources.

Une discipline de raisonnement

Le raisonnement devient utile lorsqu’il nous oblige à préciser l’alternative. Dire qu’un projet « crée de l’activité » ne suffit pas : quelle activité aurait existé autrement ? Qui supporte le coût ? Quelles ressources sont déplacées ?

Ces questions ne livrent pas automatiquement une réponse. Elles rendent le bilan plus complet.

Pour votre club de lecture

Choisissez une décision réelle : une dépense associative, une aide publique ou un investissement personnel.

  • Quels effets voyez-vous immédiatement ?
  • Quels usages alternatifs des ressources sont plausibles ?
  • De quelles informations avez-vous besoin pour comparer ?

La discussion peut se terminer avec des évaluations différentes. Elle aura néanmoins gagné en précision.

Lecture proposée : Frédéric Bastiat, Ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas.

Lire la suite